Inoubliable Umberto Eco, humaniste et virtuose

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Inoubliable Umberto Eco, humaniste et virtuose – ©Elizabeth Willimann

NOTICE EXPLICATIVE

Lorsque j’ai pris connaissance de votre concours, le premier écrivain auquel j’ai pensé est Umberto Eco dont les œuvres ont jalonné ma vie.

J’avais rêvé de le rencontrer mais cela ne s’est jamais concrétisé.

Son décès en 2016 m’a laissée infiniment triste.

A l’occasion de ce concours, voilà que je peux lui rendre hommage et essayer de prolonger le souvenir de cette immense et rayonnante personnalité qui m’a apporté d’intenses moments de bonheur. Les ouvrages que j’ai lus sont bien sûr Le Nom de la Rose mais aussi Le Pendule de Foucault, La Mystérieuse Flamme de la Reine Loana, le Cimetière de Prague…

Il avait dirigé deux ouvrages : L’histoire de la Laideur et l’Histoire de la Beauté, que ma soeur, grande fan de l’écrivain, m’avait offerts, connaissant ma passion pour l’art. Tandis que j’écris, j’ai les deux ouvrages sur les genoux et j’admire leur couverture qu’Umberto Eco avait choisi avec certainement le plus grand soin. Ce sont deux ouvrages absolument uniques et indispensables.

Faire ce portrait me permet d’essayer de recréer cette rencontre qui n’a jamais eu lieu. En effet, il s’est passé quelque chose de très fusionnel avec celui que j’ai peint. Chaque détail de son visage a été scruté avec une concentration très profonde, un oubli de moi-même et c’est comme si une fusion s’opérait qui donne l’impression de connaître Umberto depuis toujours.

C’est un rapport d’âme à âme.

D’autre part, j’ai voulu, avec ce portrait, tenter de raconter une histoire du glissement du réel vers l’imaginaire. Le choix d’Umberto Eco, représente parfaitement pour moi à la fois le monde du réel et de l’imaginaire. Il était très exigeant et, attaché à la vérité, traquait le faux à travers ses incessantes recherches de preuves. C’est là le « réel » ou on pourrait dire la réalité. Toutes ses recherches sont concrétisées dans ses multiples essais. Mais, Umberto Eco était aussi l’homme de l’imagination, de la fiction comme dans « Le Nom de la Rose ». Un autre exemple en est la fabuleuse scène finale de « La Mystérieuse Flamme de la Reine Loana, où Yambo, le narrateur, plongé dans le coma, rencontre tous les personnages des « comics » de sa jeunesse, les rencontre véritablement (page 469 : Je suis revenu à la réalité) et c’est l’éblouissement. Là, le réel et l’imaginaire sont véritablement réunis.

J’ai voulu montrer, dans le regard d’Umberto Eco de mon portrait, par l’acuité de ce regard, son exigence absolue de la vérité donc du réel, mais aussi son attrait irrésistible pour l’imaginaire. Pour moi, le travail sur son regard a été primordial.

Dans mon travail pictural en général, je procède en peaufinant le sujet central (ici le portrait) et j’aime laisser libre cours à mon imaginaire, tant avec des couleurs plutôt fortes pour le fond, qui, de manière indicible, transmettent au spectateur des émotions, qu’avec une sorte de calligraphie personnelle qui apporte un élan et un mouvement au tableau, donc de la vie.

Je tiens à vous remercier de m’avoir donné l’opportunité de Saluer Monsieur Umberto Eco.

INFORMATIONS TECHNIQUES

Titre de la soumission : Inoubliable Umberto Eco, humaniste et virtuose
Format de la soumission : 41 x 27 cm
Support, médium et technique utilisés : technique mixte : acrylique et encre de chine sur toile sur châssis

9 réflexions sur “Inoubliable Umberto Eco, humaniste et virtuose

  1. C’est déjà le portrait d’un écrivain qui me parle mais surtout c’est un portrait qui laisse passer une émotion, des sensations.

    Le regard d’Umberto Eco dans ce portrait, la bouche ,l’expression générale de l’écrivain laisse transparaitre la réalité saisissante d’un moment furtif que le peintre a su nous faire partager.

    Les couleurs sont généreuses , les bleus , les rouges et les jaunes flattent le portrait et lui permettent une douceur certaine.
    Il y a beaucoup de tendresse dans ce portrait….

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  2. Portrait magnifiquement représenté.
    Pour avoir lu plusieurs livres d’Umberto Ecco qui ne m’ont jamais laissée indifférente, j’aime à regarder ce portrait qui traduit l’homme accessible avec cet oeil intelligent, malicieux et vigilant.
    En observant ce stupéfiant portrait, j’aurai qu’une envie me repencher sur ses écrits.
    Bravo

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  3. L’artiste nous parle de son travail sur le regard, dans ce tableau.
    Effectivement le regard est profond et attentif.
    Il est là monsieur Eco, présent avec ceux qui le regardent !
    Bravo !

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  4. Le Borsalino noir tout en rappelant les origines d’Umberto évoque la rigueur dela démarche scientifique de la semiotique.Grand lecteur, écrivain, érudit, bibliophile averti il ne peut se séparer des ses lunettes.
    Son humour toujours présent dans ses interviews transparait dans le rendu de l’expression,les couleurs autour du portrait rendent compte de la variété de ses talents,de ses écrits ,du médiéval nom de la rose en passant par le pendule de foucault et par l’ hypothèse virtuose et crédible de la genèse des Protocoles des sages de sion.
    Bon d’accord, j’aime bien Umberto.

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  5. Au premier abord, ce portrait est étonnamment expressif, avec une restitution de la profondeur du regard assez incroyable. Mais ce qui frappe encore plus, c’est l’équilibre subtil entre la gaieté des couleurs si lumineuses et la gravité de l’expression d’Umberto Eco, entre la fantaisie de l’arrière plan et la concentration du visage. On y retrouve toute la richesse du personnage. Chapeau bas !

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  6. Le Borsalino noir tout en rappelant les origines d’Umberto évoque la rigueur de la démarche scientifique de la semiotique.
    Grand lecteur, écrivain, érudit, bibliophile averti il ne peut se séparer des ses lunettes.
    Son humour toujours présent dans ses interviews transparait dans le rendu de l’expression,
    les couleurs autour du portrait rendent compte de la variété de ses talents ,passant du Nom de la rose au pendule de Foucauld et par l’ hypothèse virtuose et crédible de la genèse des Protocoles des sages de sion.
    D’accord c’est moi qui voit tout ça ,j’aime bien Umberto

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  7. Jadis, je crois que c’était au siècle dernier… Jeune fille vous étiez aux abords du Pays nantais. Mes parents et moi-même sujets du duché de Normandie furent alors conviés à festoyer pour les noces de votre grand frère aimé et de ma cousine, fille d’Andrée et de mon parrain si vite éloigné… Ains, depuis ces « quelques années » artiste, vous êtes devenue !

    Les couleurs bouillonnantes qui accompagnent votre portrait sentent les douces effluves épicés de l’imagination de l’ecrivain mais également les tourments de la création littéraire… Que de malice et de nostalgie dans son regard…

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